mercredi 6 février 2008

Indie music

voici une toune qui joue beaucoup a la radio BBC 1 (qui joue a ma job), j'aime bien la toune et je me demandais si ca a percer jusque par chez vous

c'est du Indie Anglais, ca doit être cool par la convention de Liverpool

mardi 5 février 2008

combo gastronomique en 2 jours

et voila, après le peu de nouvelles des derniers temps, voici une mise a niveau de votre connaissance de mon voyage a travers….rien, je vole pas pis j’ai pas encore réussi a faire autre chose que avancer le temps….

bref…..a défaut de pouvoir faire quelque chose d’extraordinairement cool, ben j’ai quelques petits trucs qui me sont arrivés.

Jusqu’à hier nous étions 4 canayens dans l’auberge à parler de poutine, ouais les albertains connaissent et adore la poutine.
Vous dites surement que c’est facile faire une poutine, au même niveau que se faire une bouffe normale….et bien DÉTROMPEZ VOUS! Il manque 2 ingrédients ici, en écosse : le fromage en crotte et la sauce BBQ ou Gravy en anglais.

La sauce gravy en GB, UK, ECOSSE ou autre truc du genre est beaucoup plus liquide, beaucoup moins sauce et plus jus. Elle goute pas du tout la même chose non plus donc on s’est retrouvé à customiser de la gravy en poudre. Première problème, il fallait du jus de roastbeef pour la poudre….j’ai pas a expliquer que personne dans un hostel a de quoi s’en payer….donc on a pris un cube de poudre de bouillon de bœuf….on en as pas eu assé mais on en avait aussi au poulet…..la sauce…on l’a épaissis avec des milliers de kilos d’épaississant en granule et brassé pendant 1h consécutive.

Ensuite, le fromage….ben yont pas de formage en crotte (oui oui j’ai bien dit formage) alors on s’est rattrapé sur du mozzarella râpé…ca fait la même maudite job mais ca donne pas des chunk comme on est habitué.


Les frites, ben ca ce n’est pas un problème ici, on s’en est fait au four et assaisonné au poivre, sel et épices (les albertains sont des fines bouches :P ils voulaient absolument des épices).

Je vais vous surprendre mais le résultat était bon, ca nous auras pris 1h pour un repas qui me prenait 15 min affaire a coup de micro onde en appartement.



La soirée s’est continuer en : tout le monde veut aller danser mais je ne peux pas suivre car je suis le surveillant de soir.

ils sont revenu 20 minutes plus tard, tout est fermé ou vraiment ackward (genre de gros barbu qui prennent leur bière pis qui te regarde comme un extra terrestre si t’as pas l’air d’un col bleu dans le bar)

on as continuer en écoutant le film ‘’the core’’ que j’avais vue au cinéma il y a plusieurs années (avec Hyacinthe si je me souviens bien)

tout a l’air cool mais dites vous….le film a fini a 3h….je doit me levers a 7h30…..

Je me suis levé (péniblement ) pour aller travailler. Je pars à 8h34 et arrive à 9h moins 5 (je commence à 9h, je suis donc en avance). Je commence à travailler et mon training, c’est apprend sur le tas a mesure.

Les gens sont fun, ont as déconné (en travaillant) a l’arrière du magasin, je suis nourris aussi sur mon heure de lunch. Le temps a passé vite pour le premier quart. Je retrouve le gout du travail, le feeling d’avant BBM.

Je suis content, je pense que je vais aimer travailler la.



vendredi 1 février 2008

bonne nouvelle

enfin, j'ai un emploie,

pas dans le type de job que je voulait mais je m'en plaindrai pas

je serai donc un Sandwich Artist chez Subway!

je commence mardi avec une job 40h semaine

jeudi 31 janvier 2008

3rd time the charm? yeah right....

Bon, c’est ma première journée qui a eu de l’allure depuis mon arrive a Inverness.

J’ai passé la première semaine à me vendre pour des jobs et n’ai eu que deux rappel pour des entrevues. La premièrement, un manque de communication a fait que je suis arrivé en retard a l’entrevue (une job de réception de nuit, communément appelé Night porter, 7 pounds de l’heure, 14h/semaine) et deuxième entrevue, serais pour devenir un artiste du sandwich, chez subway (déjà moins pires que McDonald) mais pour un salaire en bas du salaire minimum de 10 pennies (je savais pas que c’est possible de payer quelqu’un plus bas que le salaire minimum…). Je me refuserai pas cette job puisque je n’ai pas été rappelé par l’agence cette semaine (yé….ca recommence, ca revient au même avec toutes les agences on dirait).

Et comme il n’y a presque pas de demande d’employé sur les sites que je fréquente (soit l’agence nationale d’emploie et gumtree, un site de petites annonces) j’ai commencé à visiter Inverness petit a petit.

Je vous rassure, j’ai travaillé cette semaine, j’ai fait un gain de 6 nuit gratuite, voir 7, en faisant du remplacement a mon auberge.

Je me suis procuré une carte de la ville et des suburb (la ville est assé petite pour qu’une carte touristique prenne en compte la banlieue). Mon deuxième réflexe fut de trouver sites historique, ma carte mentionne quelques endroit néolithique ou picte mais malheureusement, tous on pas mal disparu, a se dire qu’ils se foutent de leur histoire et font des maisons moderne par-dessus.

Le seul endroit vraiment safe, est la foret de Craig Phadrig, la ou apparemment il y aurait des ruines d’un fort picte. J’ai donc décidé d’aller me plonger dans l’histoire en le retrouvant. Apparemment, il y a même des légendes a propos de ce fort, ce serait l’endroit ou aurait résidé le roi Brude, roi des pictes lors de la campagne de christianisation faite par St-Columba, alors en Exil de l’Irlande.

Première tentative, déjà mentionné dans mon post sur la fête de l’Australie, je me retrouve perdue dans le fond de la campagne parce que j’ai mal suivis les indications et me suis trompé de fort.

Deuxième tentative : je suis toujours au mauvais endroit, cette fois accompagne par Tanya, une autre montréalaise, on se retrouve par l’autre issue de Inverness entouré de Moutons et de champs. On croit avoir manqué un tournant pour renter dans le foret, il fait noir (il est 7h du soir) et je pensais pas m’aventurer trop loin dans la nuit avec quelqu’un qui voit pas plus loin que le bout de son nez dans le noir.

TROISIÈME tentative : je retourne par le même chemin de jour, cette fois-ci avec Emmanuelle, un italien (Sicilien, ben oui je l’ai pas tué, je m’entends très bien avec lui-même) qui réside à l’auberge et travaille temps plein comme nettoyeur. On trouve le tournant que j’ai manqué de nuit et on se retrouve dans la foret. Il pleut finement mais constamment (ici, il pleut tellement que les grosses goutes sont rares). En chemin, on sait pas ou aller (j’ai oublié ma carte) et on demande notre chemin. Pendant qu’Emmanuelle se fait attaquer férocement par un chiot, j’en profite pour parler avec sa maitresse qui m’indique que je suis pas du tout dans le bon coin pour retrouver l’endroit. On retourne à l’auberge détrempé en faisant un détour par l’épicerie.


QUATRIÈME tentative, succès. Je regarde ma map et Google m’indique où aller précisément. J’emprunte donc un vélo, en fait le seul vélo presque utilisable. Presque parce que les frein sont sur le dernier souffle et font un acv dans une côte….
ah aussi, comble du random (comme dirais Gab) il a eu une tempête de neige (a l’écossaise, donc ben venteuse mais pas aussi forte qu’une québécoise) tout le long de mon trajet…
Je survis a me rendre jusqu'à l’autre entrée de la foret, pour ca je dois monter le versant sud qui par chance est habité d’une des banlieue. Après m’être perdue 2 fois dans le bois (après 15 minutes dans le boisée, j’avais déjà les pieds trempe, tu parle d’une paire de botte utile…) je trouve le chemin indiqué dans mes notes. Faut dire que je suis pogner a trainer mon $ »#?&#$ de vélos dans la montagne, pas que personne le vole mais j’ai pas de chaine et je veux pas perdre un vélo qui vaut pu rien mais qui est encore utile a un des gars de l’auberge qui vas a sa deuxième job avec….finalement j’arrive aux ruines (youhou, ca m’auras quand même pris 4 tentative sur 5 jours pour le trouver) et découvre qu’il ne reste plus rien du fort, seulement l’emplacement qui garde les traces d’avoir un long mur circulaire sur celui-ci….ça fait au moins 1500 ans que personne l’utilise, je m’attendais a rien de toute façon….déçu je me dis que je vais quand même prendre des photo après ma montée avec un vélo sans frein tout rouillé…. La tempête reprend, j’ai tenté de prendre des photos du décors avec les flocons sans succès. Vous me direz, j’ai perdu un après midi la dedans, et bien je vous dirai non. Ma raison est que j’ai repris mon gout de faire de la photo, je me suis mis à deconner avec celui-ci dans la foret et la volonté a ressurgis des profondeurs de mon esprit.

Dans mon gout de continuer de faire de la photo, j’ai décidé de me rendre au bord de l’eau car je suis encore dans une ville portuaire (apparemment, j’ai un pattern de toujours vivre dans ce genre de ville) et d’y voir la light house. Je prends le vélo et suit l’autoroute qui longe l’eau (j’étais quand même sur une piste cyclable)

après une courte distance je découvre des escalier fais de terre et de bois en bordure de l’autoroute, je décide d’y aller. Je traine mon vélo sur une courte distance puis le ‘’dépose’’ par terre.

Près des escalier se retrouve une petite formation rocailleuse presque complètement recouverte de mousse et ayant un monument au dessus. Je suit les escalier jusqu’au monument qui vous pouvez voir ici.

Clan Chattan. J’ai pas a vous dire que c’est un Clan en écosse mais ce que je peux vous apprendre, c’est qu’ils ont perdu beaucoup d’homme durant la guerre Jacobite causée par Bonnie Prince Charlie, un prince française en exil qui a monté une rébellion pour prendre contrôle de la grande Bretagne…en vain.

ca c’est passé à coté d’Inverness et supposément c’est supposer d’être jonché de pierre commémorative aux 2000 morts.

c.est a mon départ que j’ai découvert pourquoi l’une des mes botte prenait l’eau si facilement…le cuir a déchiré, l’humidité constance (mes bottes ont pas été sèche depuis mon retour d’Allemagne) et l’usure ont crée un trou de la grosseur d’un orteil…avec un peu de chance un cordonnier peut me les sauver, je me vois mal marcher en converse dans l’herbe mouillé pour les 3 prochains mois.

J’ai décidé après ces 2 découvertes de retourner a l’auberge et de me mettre les pieds au sec…j’irai voir le cordonnier demain.

lundi 28 janvier 2008

5 mois plus tard

ca fait 5 mois que mon père est partie...il semble que je n’ai jamais gardé trace du temps, me sauvant de tout ça

c’est par ma sœur que le temps m’est revenue, agressant ma tête de sombre pensée

on ne se rend jamais compte comment le temps peut être si lent et si rapide, tout en étant parsemé de trous noirs.

Je crois que je viens de sortir de l’un de ses trous noir, on m’a rappelé que cela fait 5 mois que mon père a commencé son nouveau voyage. Est-ce un hasard que j’ai écrit cette lettre quelques jours auparavant? Je ne saurais peut être jamais. Ce qui m’importe est que j’ai oublié la notion du temps, je n’ai jamais compté les jours après son départ. Est-ce une bonne chose? Peut être, c’est ce qui m’a permis de me libérer de cette ombre qui me gardait de voir la joie de la vie.

Je ne cesserai jamais de m’étonner de l’inconstance du temps. C’est a ce demandé si le temps ce n’est pas un enfant de 6 qui joue avec des pistes de courses pour voiturette électrique. Souvent il change le parcours avant de terminer un tour complet et parfois il fait reculer la voiturette.
Je commence à me dire que la voiturette a été projetée plus loin sur le parcours sans électricité, sans le moteur. Cela me perturbe que je me rends compte que ca fais si longtemps que ce matin ou cet appel funeste me réveilla. Ironiquement, j’avais fais le même coup à ma mère un an auparavant, annonçant le départ de sa mère. La vie est un cycle qui se repose sur les mêmes évènements vers d’autres personnes, peut être est-ce une preuve de ma théorie ou l’une de mes folie passagère si nombreuse.

5 mois, c’est long, c’est rapide, c’est déconcertant

des ptites nouvelles ben ben boring

Après les menaces constant de Gabriel, mon pote germanique à l’accent parisiens vue son entourage à Bremen, je vous écris donc ce petit message faisant part de ce qui m’arrive depuis quelques jours.

Je n’ai toujours pas trouvé d’emploie MAIS les gens a l’auberge ont souvent besoin d’avoir un pseudo employé pour remplacer certains shift de travail et éviter de surmener les gens déjà présent. Je reçois donc des tâches diverses en échange de nuit gratuite (2h de travail équivaut à une nuit et ils me font souvent des shifts d’environ 4h…). Je suis rendu a 6 nuit gratuite en 3 jours, c’est quand même assé bien sachant que certains des shifts, c’est seulement d’être présent dans le lounge au cas ou quelqu’un veut se louer un lit pour la nuit ou si ya des téléphones. Puisque c’est la saison morte, je me retrouve a faire jouer du Muse sur le système de son et a taper a l’ordinateur pendant qu’un autre employé se force à nettoyer les chambres.

Je crois m’être bien intégré ici, les gens sont sympathique, il y a une aura de fun (tout le contraire de Fort William, quand je pense que j’ai tellement voulu y aller pendant quelques temps). Je profite du shift pour envoyer des CV. Bien sur si dimanche prochain je n’ai absolument aucune réponse, je sais que je peux aller travailler temps plein pour une autre auberge de la même franchise sur l’Isle de Skye. Bien sur, travailler temps plein dans une auberge de jeunesse = un lit dans le staff room + 35 pounds pour dépenser en bouffe. Ça pourrait me permettre de visiter Skye pour presque rien, juste de faire du nettoyage en début de journée, plus tôt c’est terminé, plus tôt je pourrais aller prendre des photos des territoires féérique (littéralement, Skye est reconnue pour être un endroit avec beaucoup de légendes sur les Changeling et sur des Fée).

dernièrement c’était la st-jean version Australienne, appelé simplement Australia Day. Un jour de boisson, de connerie en ayant des drapeaux australiens et en se moquant des Kiwi (malheureusement pour les 2 Aussi de l’auberge, ya pas de Kiwi ici). C’est donc après un repas typiquement Australien (des burger sur le Barbie, malheureusement, on en as pas ici alors ils ont été fait dans une pan, Justin le cuistot était vraiment navré). Que tous sont partie sans moi aller boire (j’étais le surveillant de nuit) en portant des symbole de l’Australie. Ils ont été chanceux pour leur retour, je les ai attendue avant de barrer toutes les portes pour la nuit, soit en faisant un 30 min d’overtime a écouter Heroes écrasé dans un divan.
pour un australien, toute célébration se fait avec un barbie, Noel, nouvel an, Greve, manifestation, partie de criquet, fête, moyen de se désennuyer. De la surement la fameuse phrase australienne ‘’Shrimps on the Barbie’’

Bref soirée amusante, pas de truc particulier a raconter sinon que j’aurais voulu aller feter avec eux après haha.



Malgré ma recherche constante d’emploi, j’ai pris le temps de visiter un peu la ville qui de est de loin, plus petite que Edinburgh. J’ai tenté par deux fois de trouver les ruines d’un fort supposément a la sortie de la ville, chaque tentative raté me mène plus près du but car a chaque fois on me dit que je commence enfin à trouver l’endroit.

La première fois, l’explication que l’on m’a donné étaient TELLEMENT claires que je me suis fié a la carte mentionnant un fort a la sortie Sud de la ville, sur l’autoroute. J’ai donc passer 2h a marcher sous la pluie fine (après deux heures, fine ou pas, tes complètements trempés comme une éponge) j’abandonne et je retourne. Pour vous expliquer a quel point il a plu, la rivière Ness à presque débordée de son lit, engloutie les petites iles ou l’ont peut marcher.

Deuxième tentative, je redemande les explications ET traine avec moi Tanya, une autre montréalaise qui travaille à l’auberge. Ne vous inquiétez pas, je me ghettorise pas dans la francophonie, elle ne le parle que très peu. Nous finissons par faire un détour extrême de 2h (au lieu de 25 minutes) parce que les indications que nous avions reçues étaient très claires. Haha. Nous nous retrouvons donc après l’exploration de la banlieue d’Inverness, les rangs en bordure des Banlieues….plus précisément des fermes, des moutons et des clôtures en pierre typiquement écossaise. Il fait complètement noir, Tanya a une vue peu habitué a la noirceur donc je me sers de mes yeux de chat, a mon habitude. Mais apparemment on a manqué un tournant quelque part parce qu’on a jamais trouvé l’endroit. Je vais tenter de faire une recherche Google Earth et juste Google pour plus d’information. J’espère que ces ruines en valent la peine haha.

Je vous laisse quand même l’une des photos que j’ai prise durant ma marche avec Tanya.

mardi 22 janvier 2008

une lettre ailée

Salut papa,

je sais, enfin tu sais, on s’écrit pas souvent. Il me semble que j’aimerais savoir à quoi ressemblent les collines que tu foule, les rivières auxquelles tu t’abreuve. Moi de mon coté, je pense que je me débrouille. Je commence à me débarrasser de mon stress de l’inconnu, moi qui a toujours détester le changement dans ma vie. Je pense avoir pris la bonne decision de battre cette impression qui nuisait a toutes décision de ma vie.

Et toi? Es-tu heureux ou tu es rendue? As-tu commencé à labourer les champs ou nous piqueniqueront dans 70 ans? Envoies-tu des lettres à maman? Je crois qu’elle s’ennuie de toi. Sabrina aussi même si je suis sur n’en parle pas.

Tu sais, parfois je me demande ce que j’aurais pu faire de différent pour faire ta vie a la maison plus facile, on s’est tellement confronté, s’en était devenu une habitude. Lorsque je pense, c’est la que je me rends compte a quel point j’ai grandi par ta présence et ta vision tellement différente. Je loue les dieux d’avoir quelqu’un comme toi dans ma vie, ou du moins d’avoir eu …
J’ai arrêté de te pleurer, j’ai arrêté de me torturer de tout cela depuis mon départ…j’en remercie mon clan et tout ceux qui ont assisté au feu. Je me demande maintenant comment faire pour m’assurer que maman et Sabrina en soit a un stade ou elles seront heureuse, je n’ai plus idée ou elles en sont.

Je me demande parfois si tu fais du pouce pour te promener en nuage ou si tu as ton camping car et que tu survole la route 66 pour enfin faire ton road trip, ou est tu dans les vallées près de ton enfance pour entendre ton dialecte toute la journée?

J’ai essayé de me rendre sur ton territoire en barbe a papa mais mon ticket de retour m’a empêcher de me rendre a destination. De ce que j’ai vue, la vue est belle, si je me retrouve pas dans le cuba, le Guantanamo stellaire quand je prendrai mon ticket de train allé simple, dans 70 ans.

Parfois je me demande si tu es partie en paix, s’il y a quelque chose que tu voudrais accomplir que tu n’as pas eu le temps. La seule réponse, c’est de s’occuper de maman, chose que je crois que Sabrina fait, je n’ai aucun doute la dessus. c’est parfois un doute que je devrais retourner pour m’assurer que tout vas bien qui me fait prendre en main mon billet d’avion pour mieux le ranger plus profondément dans mon sac remplie de document pseudo important.

Parfois j’ai peur de sombrer dans l’excès, la seule chose que tu m’as demandé d’éviter. Je ne suis pas alcoolique, mon excès c’est mon besoin d’oublier, de me sauver vers quelque chose d’autre, de ne plus vouloir me lever malgré les merveilles qui sont au pas de ma porte.

J’ai voulue faire un film sur nos dernière conversation mais je ne sais pas si jamais j’arriverai à l’écrire et a le filmer, c’est trop impalpable le silence qui avait tellement de volonté de se briser mais qui ne l’a pas fait.

Tu n’étais un homme du langage, je le suis. Tu as été un homme d’action, j’essaie de l’être. Je ne sais pas si tu liras un jour cette lettre, je ne connais pas trop le système postal interstellaire, avec un peu de malchance St-pierre vas jouer au facteur.

As-tu entendue les dernières paroles dirigées vers ta petite boite à effets que tu as oubliés derrière toi? Je me demande si j’aurais pu dire plus, dire mieux. Apparemment, les gens ont aimé mais c’est a toi que j’aurais du parler, pas a eux.

Tu as manqué certains trucs, tu as manqué le regard d’une maman inquiète dans l’aéroport, tu n’as pas pu nous dire un dernier avis sur les deux tatouages qui ont apparu sur tes deux monstre.

Tu sais, on dirait que le temps avance lentement et rapidement a la fois. Mon voyage se passe lentement, mais moi je vais rapidement. J’ai l’impression d’être un homme alors que je suis encore un enfant. La dernière leçon que tu m’as apprise a eu tout un effet.

J’ai enfin décidé où aller, on m’a convaincu que ma grande gueule serait utile à écœurer des jeunes du lundi au vendredi avec des vieilles histoires.

Un jour, j’espère être comme toi, je veux que mes enfants soit des Piovesan, la tête haute et le cœur pur, comme leur grand père.

Allez, donne moi de tes nouvelles une fois de temps en temps, je m’ennuie de toi papa.

Nagni